ABBÉ PIERRE PHOTOGRAPHE

2015-2016

La fondation l’Abbé Pierre commande à VOST de réaliser un commissariat et une scénographie avec le fond photographique de l’Abbé Pierre photographe Cette année, La Fondation Abbé

Comissaires: Lilie Pinot et Jessica Hervo


Révolté, engagé, il incarne « l’insurrection de la bonté ». Mais de son image, nous avons oublié l’appareil photo en bandoulière avec lequel il parcourt le monde. Il utilise la photographie pour véhiculer son message en publiant notamment dans sa revue « Faim & Soif ». Ici, nous ne verrons pas l’homme combattant, mais son regard incisif qui s’attache à l’être humain.


Journée mondiale contre la misère
Villa Méditérannée, Marseille

2016



La fondation l’Abbé Pierre commande à VOST de réaliser un commissariat et une scénographie avec le fond photographique de l’Abbé Pierre photographe

Artiste exposant: Gilbert Scotti, L’ Abbé Pierre et exposition «1954-2014, L’histoire d’un combat vu par les grands photographes».

Comissaires: Lilie Pinot


« Le regard bon, la coupe franciscaine, la barbe missionnaire, tout cela complété par la canadienne du prêtre-ouvrier et la canne du pèlerin. Ainsi sont réunis les chiffres de la légende et ceux de la modernité.» En 1970, l’abbé Pierre est une icône, comme le décriras Roland Barthes dans Mythologies. Cette description correspond bien à l’image commune que nous nous faisons de l’abbé Pierre, l’homme bon, engagé qui se bat aux côtés des plus démunis et qui appelle à faire de même.


Après la Seconde Guerre mondiale, la France est détruite par les bombes, nombreux sont à la rue et la confiance, brisée par ces années de guerre, peine à revenir. En 1949, l’abbé Pierre crée Emmaüs avec Georges (le premier compagnon), un mouvement laïque qui lutte contre l’exclusion. Au cœur de l’hiver 1954, l’abbé Pierre passe un message sur radio Luxembourg « Mes amis, au secours ! Une femme vient de mourir gelée, cette nuit à trois heures, sur le trottoir du boulevard Sébastopol, serrant sur elle le papier par lequel, avant-hier, on l’avait expulsée... ». Cet appel de solidarité touche la société française le soir-même, les journaux titrerons « l’insurrection de la bonté ».

Cet homme fragile physiquement s’engage à corps perdu dans cette lutte contre l’exclusion ; certains diront que l’esprit est en lui.



Sa vision du monde, il souhaite la faire passer par tous les moyens qui sont à sa portée et à celle de son époque pour toucher, dans les cœurs et les esprits, le plus de monde possible.

Au sein de cette période émerge le mouvement des photographes humanistes. Il faut redonner du bonheur de vivre mais aussi témoigner des difficultés de la reconstruction. Ils replacent l’homme au centre du sujet et partagent une vision commune de la nature humaine imprégnée d’unanimisme et d’universalisme. Parmi eux Robert Doisneau, Jean Dieuzaide, Brassaï, Edouard Boubat, Willy Ronis, Izis, Sabine Weiss, Capa, et Yvette Troispoux, qui revendiquent une photographie fonctionnelle faite avec le cœur







CHRO-NIQUES
PRO-VISOIRES
ARLES

2015


Commissariat: Lilie Pinot et Jessica Hervo

Artistes exposants:
Morgan Fasche, Anne-Sophie Trischter, Matthieu Rosier, Olivier Sarrazin, Léa Hamoignon, Louis Matton en collaboration avec Alfredo Coloma, FrançoisB.Bellabas et Jonathan Llense,  Laurent Santi, Valerian Mazataud et Marine Simon.
Au Canada, à la Réunion, à Bruxelles ou à Arles, ces jeunes photographes sont allés à la rencontre de ceux que l’on appelle les «précaires», collectant des mots, des bouts de papier, des images, des objets ou des sons. Ils marchent aux côtés des habitants des rues, de « Guerrier » l’océanien, des oubliés canadiens ou d’une adolescente. Toujours dans un rapport à l’autre, ils nous proposent une vision poétique et documentaire de ces échanges sensibles.
vostcontact@gmail.com