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PHOTOGRAPHIER l’EXIL ?


2019-2016
EXPOSITIONS COLLECTIVES
Photographes, chercheurs et vidéastes présentent, sous des formes multiples, un travail autour des personnes dites réfugiés ou en situation d’exil.




Comment représenter la “crise migratoire” qui traverse l’Europe sans succomber au fantasme médiatique et aux fictions politiques ? Comment traduire en image ces récits humains trop souvent oubliés? Photographier l’Exil défait les schémas prédéfinis de la migration et donne à voir une autre réalité. Les artistes ont déjoués l’anonymat et l’invisibilité de ces “sans-Etat”, pour rendre à chacun leur part d’humanité.
Projet conçu et réalisé par VOST : collectif créé en 2012 allie des pratiques qui visent la rupture, le détournement ou le dépassement des usages conventionnels liés à la photographie. Invitant des artistes différents à participer aux projets artistiques, le collectif s’associe aux autres et propose ne vision toujours plus diverse, originale et ambitieuse au monde qui les entoure et les traverse.





Fiction Documentaire

2019




Commissariat: Olivier Sarrazin

Scénographie:   VOSTCOLLECTIF

Artistes exposées:

Lucie Bacon - Oriane Bault - Françoise Beauguion - Fanny Dollberg - Michaël duperrin - William Gaye - Robin Jafflin - Laura Lafon - Guillaume Moreau - Gilles Ogier - Lilie Pinot - Marion Potoczny -Justine Roquellaure - Matthieu Rosier - Olivier Sarrazin

Photographier l’exil n’est pas un acte anodin. Nous savons combien il est impossible de garder le silence devant l’ampleur du phénomène migratoire vers l’Europe. Les images qui nous arrivent sont fortes, dures, nombreuses. Des corps qui se ressemblent. Des corps morts. Une détresse et une misère aux portes de l’Europe – une détresse et une misère aux portes de nos maisons. Impossible de rester impassible et de se taire, mais comment faire quand l’accumulation des images finit par dire trop ? Quand l’information, la dénonciation se transforment en peur, saturation et écoeurement au point de faire détourner les regards pour enfin, ne plus voir l’insupportable ? Partir à la rencontre des personnes exilées, à mi-chemin, avant et après la traversée de la Méditerranée, sur les routes des Balkans, à Paris ou à Calais est indispensable.Rencontrer les personnes exilées pour mieux voir et comprendre est indispensable. Montrer, raconter, s’interroger. Faire, rencontrer, être en mouvement, pour ne pas se laisser prendre par la morosité ambiante et l’inertie. Être en action et se battre contre la torpeur avec des images et des mots, des projets collectifs où différents points de vue se croisent et où le dialogue s’établit car nous sommes nombreux à vouloir raconter et dénoncer et en cela, c’est formidable.


Mais de vouloir trop dire, nous nous annulons. Peut-être même, nous participons à quelque jeu politique qui nous dépasse. C’est pourquoi, en parallèle de l’exposition, nous nous interrogeons sur ce qu’est l’acte de photographier l’exil – une actualité déjà très fortement médiatisée.

L’absence. Des abris vides de toute personne. Des couleurs sombres, des silhouettes en contre-jour, des lumières bleues – jaunes – qui questionnent le regard. Ou inversement, des femmes et des hommes présentés individuellement, le regard posé sur l’objectif de l’appareil photographique. Des présences fortes. Des témoignages. Des cartes comme l’empreinte de parcours singuliers sur les grandes routes de la migration. Nous nous approchons, nous écoutons, nous regardons. Nous cherchons la bonne distance pour photographier avec pudeur, pour essayer de transmettre nos ressentis et créer des rencontres, des interactions – et laisser place et parole aux femmes et aux hommes concernés. Parce que nous croyons en la force des images et des mots contre l’ignorance et l’oubli. Nous croyons au pouvoir de l’expression, de la communication, de la rencontre et de l’échange contre l’indifférence. Il est donc indispensable de partir, rencontrer, voir, photographier, écouter, interroger, raconter, montrer, échanger. Être en mouvement et dénoncer avec des mots, des images, des approches différentes et des questionnements. Et en cela, d’être collectif et de penser ensemble, de dire librement et de garder les yeux bien ouverts sur l’ensemble de notre monde, c’est fondamental. Manifeste, VOST, 2018



EHESS

- Paris

2017



Commissariat: Claire Henry,

Scénographie: Williame Gaye & Matthieu Rosier



Artistes exposants:
Lucie Bacon, Olivier Sarrazin, Françoise Beauguion, Lucile Boiron, Marion Potoczny, William Gaye, Guillaume Moreau, Récits d’Exil : Robin Jafflin, Oriane Bault, Fanny Dollberg, Gilles Ogier, Justine Roquellaure, Matthieu Rosier

Diary of an exile, réalisé par Marion Potoczny, s’ouvre comme un journal intime sur le souvenir d’un pays martyr et le quotidien de l’attente d’une communauté en fuite. Elle invite tout d’abord à la lecture des souvenirs nostalgiques de jeunes kurdes en errance. Puis une petite oeuvre multimédia qui rapporte le travail d’une immersion photographique dans le camp de Grande-Synthe - le «camp de la honte». Elle partage le sentiment d’une rencontre humaine au coeur d’une des plus grandes crises humanitaires modernes, qui s’accompagnant d’un corpus de textes et d’images, retrace l’histoire personnelle de Sarang, d’une vie passée à une vie rêvée.



Living in the Jungle, réalisé à Calais par William Gaye et Guillaume Moreau occupe une position particulière sur l’échiquier des parcours migratoires. LeavingInTheJungle est construit sous forme d’une succession d’échos, d’une image à l’autre, d’un ensemble à l’autre, en puisant dans l’histoire locale, sa topologie, ses mutations, tant au niveau du territoire que des personnes qui l’habitent. Chaque prise de vue constitue l’occasion de partager un regard sur cet environnement en perpétuelle évolution. S’établir dans un endroit de transit relève du paradoxe. Si y rester suppose de se l’approprier, comment habiter un lieu que l’on désire quitter ?



OFF

Les Rencontres de la photographie - Arles et Visa pour l’image - Perpignan
2017

Commissariat : Claire Henry

Artistes exposants :
Lucie Bacon, Olivier Sarrazin, Françoise Beauguion, Lucile Boiron, Marion Potoczny, William Gaye, Guillaume Moreau, Récits d’Exil : Robin Jafflin, Oriane Bault, Fanny Dollberg, Gilles Ogier, Justine Roquellaure, Matthieu Rosier

Récits d’Exil, réalisé par Robin Jafflin, Oriane Bault, Fanny Dollberg, Gilles Ogier, Justine Roquellaure et Matthieu Rosier.

Ce projet intérractif met en parallèle les témoignages singuliers de trois exilés sur le territoire de l’Aude et des Pyrénées Orientales. Etrangement, ces récits ancrés dans des contextes et époques différentes, se répondent parfois.



Épisode 1 : Partir explore la mémoire et le souvenir d’enfance de Maria dans les camps d’internements de la région où elle vécu après avoir fuit l’Espagne franquiste en 1939.

Épisode 2 : Vivre raconte l’arrivée d’une famille Syrienne dans le village de Lagrasse en 2016. Reconstruction, nouveau départ et transmission culturelle au sein d’une même famille.

Épisode 3 : Rêver aborde les notions de futur et d’imaginaire à travers le témoignage d’Issa, jeune Guinéen de dix-sept ans arrivé seul en 2014.

LA BOITE

Les Rencontres de la photographie - Arles
2016

Commissariat : Elsa Accosta / La Boîte

Artistes exposants :

Lucie Bacon, Olivier Sarrazin, Françoise Beauguion


Parcours Chroniques, réalisé par Lucie Bacon et Olivier Sarrazin est né du travail de thèse de Lucie Bacon, doctorante en géographie des migrations internationales, et de l’approche artistique transmédia d’Olivier Sarrazin. Dans ce projet au long cours, Opus#1 appréhende la route dite « des Balkans » au prisme des parcours de jeunes hommes en situation d’exil. Singuliers de par les contextes spatio- temporels dans lesquels ils se sont déployés, ces parcours versatiles donnent à voir la route dans ses variations.

« Ibrahim – Le corridor », interroge pour la première fois sous la forme d’une édition, l’ampleur d’un phénomène en se plaçant du point de vue d’un des jeunes hommes rencontrés : une plongée dans le corridor à travers l’épisode migratoire d’Ibrahim et de son compagnon de route Ahmed.

Exile, réalisé par Françoise Beauguion. Une installation vidéo et photographique, livre trois récits d’exil — du jour où ils ont quitté leur pays au jour où ils sont arrivés en France. La photographe s’attarde sur ces moments d’attentes et de passages. Elle révèle ces temps suspendus, ces mouvements immobiles, comme aussi la fragilité des destins qui s’y figent.

Des témoignages audio sous-titrés entrecoupés de plans fixes vidéo dialoguent avec une mise en image de l’errance et de la disparition de soi, d’une transition géographique et identitaire.

vostcontact@gmail.com